Faible présence des femmes dans les sciences : « Des pertes pour elles et pour la société »
Dès le plus jeune âge, des inégalités de genre apparaissent dans les filières scientifiques et tendent à s’affirmer tout au long du parcours des femmes, pointe un rapport de la délégation aux droits des femmes du Sénat, fruit de huit mois de travaux et de l’audition de 120 personnes. Les rapporteures formulent vingt recommandations.
💬 Conséquence logique de la faible féminisation des scolarités scientifiques : les femmes sont également sous-représentées dans les carrières scientifiques en France, représentant moins d’un tiers des chercheurs scientifiques (30 % en 2022), et un quart des ingénieurs (11 % en 2023). Et une sur deux quitterait ce champ professionnel, « au cours des dix années suivant l’obtention de son diplôme ». Alors même que les enjeux de transition numérique et écologique, d’intelligence artificielle et de santé nécessitent « un vivier scientifique élargi », avance la rapporteure LIRT Laure Darcos, faisant état d’un besoin de former « au moins 20 000 ingénieures et ingénieurs et 60 000 techniciennes et techniciens de plus chaque année ». « Des pertes pour elles-mêmes et pour la société », regrette la présidente de la délégation Dominique Vérien.