L’avenir de l’éducation prépare les gens à s’épanouir dans un monde où le travail lui-même est en train d’être repensé.
L’article de Matt Sigelman dans le Stanford Social Innovation Review avance un argument important : à l’ère de l’IA, l’éducation doit être repensée autour de « carrières prospères ». Les compétences dont les élèves ont besoin pour s’épanouir professionnellement, comme le jugement, la communication, la collaboration, la pensée critique, la maîtrise des données, la résolution de problèmes, l’adaptabilité, sont également les compétences nécessaires pour participer de manière significative à la vie démocratique. L’IA rend cela encore plus urgent. Si les tâches débutantes sont automatisées, les jeunes pourraient devoir « commencer au milieu » : arriver sur le marché du travail avec des capacités plus solides que les générations précédentes nécessaires au même âge. Cela augmente les enjeux pour les écoles, les universités, les employeurs et les politiques publiques. Quelques implications ressortent : premièrement, nous devrions cesser de considérer l’éducation professionnelle comme une voie de seconde zone. Chaque étudiant mérite un accompagnement sérieux, une exposition à de véritables opportunités sur le marché du travail et une compréhension des emplois qui sont de véritables tremplis. Deuxièmement, l’apprentissage basé sur le travail devrait devenir une partie centrale de l’éducation, et non un ajout optionnel. Troisièmement, l’apprentissage tout au long de la vie doit devenir une infrastructure publique. Dans une économie IA, l’éducation ne peut pas être quelque chose que nous « terminons » à 22 ans. L’avenir de l’éducation prépare les gens à s’épanouir dans un monde où le travail lui-même est en train d’être repensé.